Au repos

2-12 janvier 2010
Pour fêter la nouvelle année, le Piton de la Fournaise est entré en éruption dès le 2 janvier. Cette éruption, cantonnée à l'intérieur du cratère Dolomieu, a permis l'ouverture de l'accès à l'enclos et du point d'observation sur le sommet du cratère, pour la plus grande joie des randonneurs. Les coulées de lave ont recouvert le plancher du cratère.
14-15 décembre et 4 novembre 2009
Après un mois de vigilance volcanique, l'activité sismique s'était particulièrement intensifiée dans la journée du 5 novembre et vers 21h ont jailli des fontaines de lave et des coulées, visibles depuis la Route Nationale 2.
La préfecture a déclenché l'alerte 2 à 22h, interdisant l'accès à l'enclos. A partir de 3h, l'intensité sismique a diminué.
Le 14 décembre, une nouvelle éruption a eu lieu. L'alerte volcanique a pris fin le 25 décembre 2009: l'accès à l'enclos a été à nouveau autorisé et un point d'observation sur le cratère a été aménagé.
Précédentes éruptions
Grâce aux mesures effectuées en permanence par l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise à l'aide de stations sismiques, de magnétomètres ou encore de capteurs géochimiques, les éruptions peuvent être prévues plusieurs semaines à l'avance.
Le plan de secours spécialisé «éruptions volcaniques» prévoit un système d’alerte gradué destiné à organiser un niveau de sécurité acceptable pour tous, randonneurs et habitants du pied du volcan :
L’accès à l’enclos reste en général interdit au public les premiers jours, le temps de la stabilisation de l’activité et de la reconnaissance d’un itinéraire ainsi que d’une plate-forme d’observation.
Sur les sites éruptifs, il est nécessaire de se conformer à la signalisation en place, surtout si l’itinéraire d’accès a été créé en dehors des sentiers balisés existants. Le terrain peut y être rude, pénible, traversant des zones de «gratons» (lave en scories, instables et coupantes en cas de chute).
Lorsque des coulées de lave traversent la route nationale (RN2) pour se jeter dans la mer, il est possible de les admirer tout en respectant les consignes et barrières de sécurité.
Parfois, l'éruption se produit hors-enclos : les populations menacées sont alors évacuées.

Au fur et à mesure que le magma en provenance du manteau remplit le réservoir magmatique, une série de pressions s'exercent sur celui-ci, provoquant une dilatation du volcan et l'apparition de séismes plus importants qu'à l'accoutumée.
Des fissures se créent, d'où s'échappent des gaz volcaniques : eau, dioxyde de carbone, mais également radon en faible quantité. Cet élément radioactif, est détecté grâce à des sondes.
Le champs magnétique terrestre local est également modifié par la remontée du magma.
Tous ces signaux permettent de prévoir une potentielle éruption.
Lorsque la lave parvient à l'air libre, elle forme fontaines et coulées très fluides pouvant atteindre plus de 1000 degrés. Les coulées descendent alors jusqu'à l'océan.
Plusieurs mois après l'éruption, les coulées dégagent encore une forte chaleur.
Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 août 2004, un «nouveau» volcan est sorti de terre. Le cône, qui expulse de la lave par intermittence, est situé en bord de mer.
Dans la nuit du 9 au 10 Octobre 2006, le Piton de la Fournaise s'est couvert d'un manteau de neige de plusieurs centimètres alors qu'il était en plein milieu d'une éruption qui a duré 4 mois, du 30 Août 2006 au 1er Janvier 2007.
1977: la lave dévaste Piton Ste Rose et s'arrête au seuil deL'Eglise Notre Dame des Laves.
1986 : une éruption hors enclos menace la population du Tremblet qui doit être évacuée.
1998 : Après 6 ans de sommeil, le Piton offre 6 mois de spectacle exceptionnel en continu.
2007 : 120 millions de m3 de lave sont expulsés. La route nationale (RN 2) est emportée au niveau du village du Tremblet, entre Sainte-Rose et Saint-Philippe. Des pluies de cendres et de cheveux de Pelé, s'y abattent, accompagnées d'émanations de soufre.
Des mois de travaux, dans des conditions parfois extrêmes, ont été nécessaires pour remettre la route en service, en novembre 2007.
Le cratère Dolomieu s'est également effondré d'environ 300 mètres, transformant la morphologie du Piton de la Fournaise.